Plaidoyer pour une gestion durable des déchets solides municipaux au Burkina Faso : Rencontre avec les élus des 12 arrondissements de la ville de Ouagadougou

05-05-17 Désirée Kanyala 0 commentaire

De gauche à droite, Monsieur Louis TAPSOBA coordonnateur national de l’AFEP, Monsieur Moussa BELEM premier adjoint au maire de la ville de Ouagadougou et Monsieur Bernard NONGUIERMA coordinateur de la plateforme Re-Sources

Dans le cadre de la convention signée entre l’Association Faso Enviprotek (AFEP) et le projet « Plateforme Re-Sources » pour la mise en place d’un projet de plaidoyer auprès des autorités locales pour la prise en compte de la gestion des déchets solides dans les plans communaux, un 3ème atelier de rencontre s’est tenu le vendredi 5 mai, à Ouagadougou. Le but de cette journée était de convoquer les maires des 12 arrondissements de la ville de Ouagadougou pour les sensibiliser aux enjeux du péril plastiques et les convaincre d’intégrer des schémas directeurs et/ou des solutions simples dans leur arrondissement respectif afin d’améliorer la gestion des déchets dans la capitale burkinabè.

Si les 12 maires n’étaient pas tous présents, ils se sont tous fait représenter par leur 1er ou 2nd adjoints ainsi que par les directeurs des services techniques des 12 mairies (voir liste de présence en bas du document). Cette journée a été parrainée et ouverte par Monsieur Moussa Belem, premier adjoint au maire de la ville de Ouagadougou, qui a salué l’initiative prise ce jour. Il a appelé ces concitoyens et décideurs locaux à unir les efforts pour la préservation de l’environnement. Il s’est lui-même engagé à mettre en place des bacs à ordures au niveau de plusieurs artères de ville, afin de permettre aux populations d’avoir des comportements éco-citoyens en ne jetant plus les sachets plastiques dans la rue.

Après cette introduction de Monsieur Belem, Monsieur Tapsoba Louis, coordinateur national de l’AFEP, a remercié les participants ainsi que le maire de Ouagadougou pour la confiance mise dans ce projet d’amélioration de la GDS. Il a rappelé les principes de base du développement durable et de la lutte de l’AFEP et du centre Re-Sources contre le plastique au Burkina Faso. L’objectof de la matinée était donc un renforcement de capacité pour les décideurs présents, pour qu’ils puissent répondre aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques du plastique. Cette session était donc aussi l’occasion de donner les outils aux participants pour optimiser l’application de la loi 017-2014 / AN portant sur l’interdiction des sachets plastiques dans leur arrondissement et d’améliorer la capacité d’action de gestion durable des déchets ménagers. Pour amplifier son propos, les organisateurs ont ensuite diffuser la vidéo « Plus jamais ça ! » faisant le constat de la situation critique dans laquelle se trouve le pays.  Enfin Monsieur Tapsoba  a remercié les PTF à savoir la LVIA, l’UE et le CEAS Suisse.

Première communication : M. BARO Roger, directeur de la promotion de l’éducation environnementale de la DGPE (Direction Générale de la Préservation de l’Environnement) a fait une présentation sur les conséquences sanitaires, économiques et environnementales des déchets plastiques au Burkina Faso. La communication a intéressé les participants qui ont activement participé au moment des questions / réponses. L’impression globale qui ressort des échanges est qu’effectivement il y a beaucoup d’efforts à faire à Ouagadougou, comme le précisait le représentant du maire de l’arrondissement 4 de Ouagadougou. Un effort est à fournir sur la pré-collecte et la collecte pour pouvoir amener ces déchets ménagers jusqu’au CTVD. Le cas du CTVD a aussi été mentionné : pour le faire vivre durablement, une certaine réduction à la source est également à planifier ainsi que des efforts de valorisation de la matière organique et non organique. Un engagement a été pris, de s’organiser et faire en sorte que dans chaque secteur, il y ait des dépôts et des centres de tri et d’intégrer toute la population pour la collecte. Au niveau institutionnel, le décret est passé mais force est de constater qu’il n’est pas encore appliqué. La solution proposée n’est pas de la verbalisation (en tous cas, pas tout de suite) mais plus de sensibilisation éco-citoyenne auprès des populations avec par exemple, la création d’une structure environnementale pour les écoles.

Les débats se sont poursuivis entre les participants et Monsieur Baro sur la question spécifique de la gestion des plastiques, la décentralisation, les budgets nécessaires pour la construction de centre de tri et de valorisation. Le débat a conclu sur le fait que la pierre angulaire de la GDS reste un budget qui doit être conséquent et prioritaire, ce qui fera l’objet d’un prochain atelier de plaidoyer auprès des députés de l’assemblée nationale en mai ou juin 2017.

Deuxième communication: C’est ensuite Bernard Nonguierma, coordinateur de la Plateforme Re-Sources, qui a donné une présentation sur la gestion des déchets au Burkina Faso, intégrant des thématiques comme la pré-collecte, la collecte, les transports, les schéma directeurs de GDS, la valorisation… Des solutions ont été données aux maires d’arrondissement et aux services techniques pour qu’ils améliorent à leur échelle la gestion des déchets ménagers. La communication leur a ensuite été transmise via le don de clés USB.

Après ces deux communication, une synthèse a été produite et des pistes de réflexion ont été donné pour trouver des solutions rapides et radicales sur le suejt du plastique (qu’il soit biodégradable ou non) : pourquoi ne pas augmenter les prix ? Cela éviterait peut-être que les commerçants aient le réflexe de donner 3 sachets lors d’un achat. En ce qui concerne les communes, elles ont du mal à faire face à la GDS, une responsabilité qui leur a été transférée lors du processus de décentralisation. Il faut donc non seulement améliorer le traitement des déchets ménagers à toutes les échelles, mais aussi sensibiliser pour une  amélioration de valorisation et de la réduction ce qui aura pour effet de réduire les couts de transports, par exemple.

Il y a eu, pour conclure cette journée de plaidoyer, la traditionnelle remise des de 10 clés UB, 25 t-shirts, 50 dépliants de présentation de la plateforme et 50 newsletter. Les remerciements se sont soldés par une poignée de main entre Monsieur Moussa Belem, le 1er adjoint au Maire, Monsieur Tapsoba et Monsieur Nonguierma.

A noter que la presse était présente ce jour, notamment le journal en ligne Faso.net et la Radio Télévision Burkinabè qui ont fait chacun un article et reportage sur cette journée à consulter en cliquant sur les liens suivants :



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