Yaoundé – Cameroun : Clôture de l’atelier sur la gestion durable et la valorisation des déchets dans les pays en développement

11-03-14 Désirée Kanyala 2 Commentaires

L’atelier Re-Sources à Yaoundé a officiellement pris fin,  le vendredi  31 janvier 2014. La cérémonie de clôture a été présidée par SE. Jean Claude MBWENTCHOU, Ministre de l’Habitat et du développement urbains du Cameroun.
Photo de famille avec M. Le ministre de l’habitat et du développement urbains du Cameroun

Photo de famille avec M. Le Ministre de l’habitat et du développement urbains du Cameroun

Dans son discours, le Ministre a  insisté sur les problèmes rencontrés par les acteurs de  la gestion des déchets au Cameroun. Il s’agit entre autres de la mobilisation de ressources financières, de l’absence de normes locales en matière de traitement et d’élimination de déchets et du  mauvais état de la voirie.  Une dernière séance de travail a réuni le 1er février les partenaires fondateurs du réseau. Au menu de ce dernier jour : échanges sur le fonctionnement du réseau et proposition d’un programme global d’activités 2014. Cet atelier a été l’occasion pour les partenaires d’échanger sur la qualité de certains livrables à produire par les Groupes thématiques de travail, mais aussi et surtout de définir les grandes lignes de fonctionnement du projet pour les années  à venir.

En résumé:Ce sont en moyenne 40 personnes issues de structures privées, d’ONG locales œuvrant dans le domaine de la gestion des déchets, d’autorités administratives qui ont participées,  7 jours durant aux activités de cet atelier.  De nombreuses recommandations ont été formulées par les participants, à prendre en compte dans la poursuite des travaux du réseau. Il s’agit notamment de la définition de standards pour l’aménagement et l’exploitation des décharges dans les pays en développement, de la valorisation du biogaz capté dans les décharge, de la prise en compte de l’aspect social dans l’aménagement et la gestion des déchets.  Au terme de cet atelier 7 actions pilotes ont été validées par le comité de pilotage du réseau. Il s’agit de la réalisation d’un bilan main d’œuvre sur plusieurs unités de compostage et la comparaison des indicateurs de productivité, de la faisabilité du lombricompostage en Afrique, de l’amélioration des connaissances sur le fonctionnement des décharges dans les pays en développement, de l’optimisation du processus de compostage et de la qualité du compost de l’unité de Dschang, de la sensibilisation des communautés sur la gestion des déchets, de l’étude comparative de l’adaptabilité sociotechnique de procédés « low-cost » de la méthanisation dans un contexte de pays en développement, et de la réduction des risques sanitaires et professionnels.

Rendez-vous pour le prochain atelier à Ouagadougou du 06 au 12 Avril 2014 !


Discussion

  • Emile BELDOR

    Bravo! Ayibobo! pour cette initiative. Je me réjouis de constater qu’il y a des écocitoyens/nes qui conjuguent leurs efforts pour la sauvegarde de notre Planète Terre(la Terre Mère comme le disent les latinoaméricains). En Haïti où je vis, la situation est gravissime. Je collabore depuis peu avec un centre de formation pour la protection de l’environnement non loin de la ville des Gonaïves. On est intéressé par des idées capables de nous aider à faire face aux problèmes quotidiens de triage, de stockage et de traitement des déchets. Les conseils sont bienvenus. Merci d’avance de bien vouloir partager vos expériences.

    11-03-14 Répondre
  • Cooenv

    Au Burkina faso, les autorités sont entrain de s’activer pour mettre en place une loi d’interdiction des sachets plastiques. C’est une lutte pour une bonne cause mais mon problème est qu’à coté de nous et même plus loin de nous il y a eu plusieurs initiatives de ce genre qui ont échoué. Que faire? Faut-il voir cette interdiction se mettre en place dans le cadre d’un ensemble plus grand, la sous région peut-être? Quant à moi, je propose une solution simple qui relève d’abord de la réduction et qui est de taxer le plastique, surtout les sachets plastique de faible épaisseur. Si le commerçant achète cher les sachets, il n’en donnera plus gratuitement aux clients. Petit à petit, chacun prendra le réflexe d’apporter son récipient quant-il sort pour les emplettes. Pendant ce temps, on se prépare à trouver d’autres alternatives. Le Président Ivoirien Félix Houphouet Boigny n’a t-il pas dit : “la goutte d’eau qui tombe régulièrement sur le rocher finit par le percer”.

    11-03-14 Répondre

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