Notes de plaidoyer

Lutter efficacement contre les sachets plastiques non-biodégradables au Burkina Faso

En rapport avec l’application de la loi n°017/2014 AN :
La Plateforme encourage la mise en application de la loi pour la réduction de l’utilisation des sachets plastiques et la mise en place de moyens pour contrôler les filières de sachets réellement biodégradables. La Plateforme propose aussi d’aller vers des solutions alternatives et durables basées sur d’autres types d’emballages éco compatibles.
Il est en outre important que le gouvernement intensifie les actions de sensibilisation, d’éducation et de communication sur les bienfondés de cette loi afin d’obtenir une meilleure implication des différents acteurs (population, commerçants, douaniers).

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Canal d'évacuation des eaux usées de la ville de Ouagadougou, jouxtant l'université « Ouaga 1 Professeur Joseph Ki-Zerbo », envahit par des déchets plastiques après une grande pluie en saison hivernale

Atteindre le « zéro déchet de polystyrène » en Haïti : tous acteurs!

En Haïti, le PSE est très couramment utilisé comme contenant alimentaire dans la restauration rapide et/ou informelle. Il est très usité en raison de son coût abordable et de ses propriétés mécaniques et d’isolation intéressantes. Il sert aussi d’emballage d’aliments périssables et de matériaux de protection pour des appareils électroménagers.
Les déchets plastiques en général représentent environ 5 à 10% de la masse des déchets solides urbains en Haïti1 . Le pourcentage spécifique des déchets de polystyrène n’est pas suffisamment renseigné. Cependant, les espaces continentaux ruraux et urbains, les canaux de drainage à ciel ouvert ainsi que les zones côtières d’Haïti sont de plus en plus envahis par les déchets de PSE. Et les autorités nationales ont de plus en plus mal à contenir les gisements de ces déchets et leurs effets en particulier sur l’environnement et la santé de la population.C’est pourquoi la Plateforme Re-Sources se mobilise et entend apporter tout son engagement à accompagner Haïti dans le cadre d’une stratégie graduelle et au travers d’actions multiples et ciblées, en vue d’éliminer ou de diminuer de façon conséquente le flux des déchets de PSE

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A la faveur des crues de la ravine Bois-de-chêne, des alluvions et déchets plastiques majoritairement des foams, se déversent sur Port-au-Prince. Crédit photo : Milo MILFORT/ENQUET’ACTION (Haïti Liberté)

Les risques liés aux plastiques oxodégradables

La notion de biodégradabilité prend son origine dans la dégradation de l’élément par les micro-organismes.
Le résultat de cette dégradation est la formation d’eau, de CO2 et/ou de méthane et éventuellement de sous-produits (résidus, nouvelle biomasse) non toxiques pour l’environnement (AFNOR, 2000). Or, cette notion a été vidée de son sens avec l’utilisation de plastiques dits oxodégradables qui, sous l’effet de l’atmosphère et des microorganismes, se fragmentent en fines particules qui entrent dans la chaine alimentaire : ils disparaissent visuellement (d’un point de vu macroscopique) mais en réalité, se fractionnement en particules microscopiques qui restent toxiques pour l’environnement. Il est donc important de souligner que leur disparition visuelle n’est pas associée à une disparition physique totale et que la fragmentation de ces plastiques comporte un danger, sans aucun doute, plus important encore.

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Note de Recommandation sur l’application de la législation interdisant la production des sachets plastiques au Togo

Dans de nombreux pays, la législation interdit la fabrication, la commercialisation et l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables. Au Togo, où cette interdiction a été établie par le décret n° 2011-003/PR du 05 janvier 2011, nous devons constater que la situation a peu évolué, même si récemment, le ministère du commerce et de l’industrie a fermé des magasins de commercialisation de sachets non biodégradables, afin de forcer les usines productrices à se reconvertir au biodégradable. Au lieu de cela, celles-ci ont cessé leur activité et mis leur personnel au chômage technique, la reconversion au biodégradable nécessitant des investissements trop importants. Et les sachets non biodégradables, importés ou produits clandestinement, continuent à être utilisés par la population. C’est dans cette optique que nous, acteurs de la société civile ayant pris conscience du danger que l’utilisation des sachets plastiques représente sur la santé humaine, animale et végétale, la salubrité urbaine et les écosystèmes marins, avons pris la décision de lutter contre l’utilisation des sachets en plastiques.

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Composter : une solution écologique et économique

Il existe dans la plupart des villes en développement un secteur dynamique de recyclage de certains déchets ayant une valeur marchande (métaux, plastiques durs, récipients, verre …). En revanche, la majorité des déchets, composée de déchets organiques, d’emballages et de sable n’est pas récupérée. Les communes dépensent un budget important pour la gestion de ces déchets, notamment pour leur collecte, leur transport en dehors des zones d’habitation pour leur mise en décharge finale. Organiser le recyclage des déchets en ville peut être un moyen pour les communes de réduire le budget de transport et de mise en décharge des déchets ménagers. Le compostage est un processus simple de recyclage des déchets organiques permettant d’obtenir un produit utilisable en agriculture (compost) qui enrichit le sol et donne des récoltes de qualité.

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