Selon Ibrahima Diagne, la gestion anarchique de la décharge de Mbeubeuss fait perdre au Sénégal plus de 85 milliards de francs CFA par an

16-08-17 Coocom 0 commentaire

Par : Moctar FICOU

Source : VivAfrik

La mauvaise gestion de la décharge de Mbeubeuss, située dans la grande banlieue dakaroise, fait perdre à l’Etat du Sénégal plus de 85 milliards de francs CFA par année, a déclaré Ie coordonnateur de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg), Ibrahima Diagne.

« Mbeubeuss, avec la pollution de l’air, de la nappe, fait perdre à l’Etat du Sénégal plus de 85 milliards par année, d’après une évaluation économique. Cela fait 1% de notre Produit intérieur brut (Pib) du fait d’une gestion non rationnelle de déchets », a regretté, mercredi 9 août 2017, le coordonnateur de l’Ucg dans l’émission « Le Point » de la Télévision publique (RTS). Aussi le président de la République a-t-il inscrit la problématique des déchets dans le cadre du projet-phare du Plan Sénégal émergent (Pse), sur lequel misent les autorités pour permettre au pays d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Une perspective qui « a fait l’objet de plusieurs conseils des ministres ». « Près de 30 milliards de francs mobilisés pour un réaménagement de la décharge de Mbeubeuss, ce lac asséché depuis les années 1968, est transformé en dépotoir d’ordures », a relevé M. Diagne.

« Aujourd’hui, a-t-il ajouté, l’analyse stratégique est déjà faite, et nous saluons les efforts de l’Etat du Sénégal qui a injecté 35 milliards pour régler définitivement, la question des déchets de Mbeubeuss, ce site qui sera requalifié ». Dans le cadre de ce projet, il a annoncé des « solutions alternatives », avec l’appui de la Banque mondiale. Il s’agit ainsi de mettre en place un cadre de contractualisation avec des partenaires afin de parvenir à impulser une valorisation énergétique, agronomique mais aussi de production de combustibles, a-t-il précisé. De l’avis de M. Diagne, la mise en œuvre de ces solutions alternatives permettra de « régler un problème qui a duré plus de 50 ans et qui est une préoccupation majeure des populations de la banlieue dakaroise ». « Nous nous inscrivons à traiter définitivement et durablement cette plaie qu’est Mbeubeuss », une décharge qui s’étend « sur près de 114 hectares », a-t-il signalé. Avant de souligner la nécessité d’une « solution intégrée » qui permette de réintégrer la décharge en requalifiant le site « pour qu’il devienne un poumon vert pour la région de Dakar.

 



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