Fin de la mission de volontariat de Mlle Adélie Marie-Pierre BREIL au Centre Re-Sources : Au revoir ! Nindaaré ! kambé ! le Burkina Faso

16-08-17 Coocom 0 commentaire

Après 2 ans et 9 mois passés à Ouagadougou, au Burkina Faso en tant qu’assistante technique au Centre Re-Sources, il est temps pour moi de rentrer à la maison, à Rouen, en France. Mon poste d’assistante technique à la coordination du projet « Plateforme Re-Sources » a consisté en un appui technique auprès du centre Re-Sources. Travaillant en équipe avec Bernard Nonguierma, coordinateur environnemental de la Plateforme et son équipe composée de Désirée Kanyala (Chargée de communication et d’animation du réseau), de Alima Zagré (Responsable Administrative et Financière) et Abdoulaye Koné (chauffeur), j’ai fait de cette opportunité professionnelle une véritable expérience personnelle. Aujourd’hui est l’heure du départ vers d’autres horizons, mais avant toute chose, je me dois de faire le bilan de cette mission inoubliable.

La gestion des déchets dans les PED n’a plus de secret pour moi

Recrutée en octobre 2014, je suis arrivée pour la toute première fois de ma vie au Burkina Faso en novembre 2014 pour être assistante technique à la coordination d’un projet d’amélioration de la gestion des déchets dans les villes des PED. Même si les enjeux environnementaux planétaires m’intéressent beaucoup, je dois dire que je n’y connaissais pas grand choses en termes de gestion des déchets solides municipaux. Désormais, à force de lire les rapports narratifs de nos partenaires du comité de pilotage, de leurs actions pilotes et des micro-projets, en plus de toute la littérature existante sur le sujet (disponible sur notre site internet : www.plateforme-re-sources.org) , j’ai l’impression d’avoir appris beaucoup sur cette thématique malheureusement assez méconnue du grand public. De plus, j’ai eu la chance d’être entourée d’experts de la gestion des déchets venant de divers pays, m’apportant au quotidien toutes les informations nécessaires pour me familiariser avec l’assainissement solide des pays du réseau. C’est donc enrichi d’une véritable connaissance de terrain que je repars et dotée désormais d’une curiosité acérée sur la thématique environnementale dans les pays en développement. Je cherche d’ailleurs à me spécialiser professionnellement dans cette voix à la suite de cette expérience à la Plateforme Re-Sources.

La plateforme Re-Sources : une véritable opportunité professionnelle

Si mes connaissances en gestion des déchets étaient limitées, je suis arrivée au sein du Centre Re-Sources avec un certain bagage en gestion de projet dans les pays en développement. C’est pour cette raison – je pense ! – que ma candidature a été retenue et que je suis arrivée à Ouagadougou. J’ai donc beaucoup apprécié le dynamisme que l’équipe du Centre a connu, à savoir un échange de savoir-faire entre les différents membres. A mon niveau, on m’a confié des responsabilités parfois importantes et j’ai toujours pris cela comme une multitude d’opportunités pour agrandir mes capacités techniques professionnelles : suivi des partenaires, animation du réseau, collecte des indicateurs, reporting pour l’Union Européenne, montage et gestion de dossiers de demande de subventions…Grâce à cette chance que l’on m’a donné en novembre 2014 d’intégrer un réseau pluri-acteurs dans les pays en développement, j’ai affiné mes compétences et je développerai sans aucun doute plus de confiance en moi pour un prochain recrutement. J’en profite donc pour remercier toute l’équipe de la Plateforme qui m’a véritablement poussé à faire de mon mieux pendant toute cette période.

  • Le facteur humain de l’expérience : sans doute le plus important

Avec cette mission de quasiment 3 ans, je me demande si ce n’est pas au niveau humain que j’ai appris le plus. Je m’explique. Impressionnée au départ d’avoir à travailler avec des experts de la gestion des déchets, moi qui n’avait aucune expérience dans le domaine, j’ai très vite réalisé que les personne que j’avais en face de moi, physiquement ou virtuellement, étaient toutes dotées d’un respect et d’une gentillesse somme toute assez phénoménale. J’ai beaucoup appris au niveau de l’interculturalité, entre ce qu’on doit faire, peut dire ou ne peut pas dire, et je me suis beaucoup adaptée au fur et à mesure de ma mission et en fonction des partenaires. La route n’a pas été facile et a été semée d’embuches mais désormais je me sens à l’aise dans tout genre de situation relationnelle. Cette mission m’a fait rencontrer énormément de personnes, dont les origines et les horizons étaient très différents : j’ai rencontré des ministres (et même le premier), des agents techniques municipaux, des confrères et consœurs travaillant en ONG, des collecteurs de déchets, les représentants de l’Union Européenne…etc. Autant de différentes facettes du pays qui m’ont forcée à toujours savoir qui était mon interlocuteur et comment interférer avec lui et je suis fière de commencer à maitriser (car la route est encore longue) les relations sociales avec des individus ayant une culture différente.

  • Enfin la découverte d’un pays unique : le Burkina Faso

Toute mission à l’étranger a forcément un attrait culturel ou touristique fort. Pour le Burkina Faso, je n’ai pas été déçue du voyage : autant d’ethnies, de langues, de cultures, de traditions, de paysages, de mets… ça fait tourner la tête ! Grace à mes chers collègues, j’ai appris beaucoup de choses sur le Burkina, ces derniers prenant toujours le temps de m’expliquer les raisons et conséquences de tel ou tel événement politique, social ou culturel. J’ai aimé ce pays et sa chaleur (pas dans tous les sens du terme), le dépaysement qu’il m’a procuré et les surprises du quotidien qui vont avec. Je n’oublierai jamais la parenté à plaisanterie, mécanisme drôle et intéressant qui a pour conséquence d’apaiser les éventuelles tensions entre les différentes ethnies du Burkina. Je repars grandie d’une expérience passé dans un pays de tolérance, d’intégrité et de respect et je souhaite de tout cœur que les événements récents n’entacheront jamais ces qualités dont nous avons tous à apprendre.

 

 

 



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